Conseiller national UMP
Président d'Avenir
Grenoble 5 (AG5)
Le Blog d'Alain BONNET
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Nicolas Sarkozy s’est rendu hier à Vienne pour se faire l'avocat de la loi sur la modernisation de l'économie (LME)
Ce texte a pour ambition de faire baisser les prix des produits de grande consommation en renforçant la concurrence, permet notamment aux fournisseurs et à la grande distribution de négocier
totalement les prix.
Le projet de loi lève aussi la plupart des autorisations aujourd'hui nécessaires à l'implantation des grandes surfaces entre 300 m2 et 1.000 m2.
Selon le ministère des Finances, ces mesures pourraient entraîner une baisse des prix de 1,6% d'ici trois ans, ainsi que 0,3 point de croissance supplémentaire par an sur trois ans.
A deux semaines du début de l'examen du texte par les députés (27 mai), le chef de l'Etat a donc voulu se livrer à un exercice de «pédagogie». D'abord devant les ouvriers d'une usine Yoplait,
puis autour d'une table ronde, avec des représentants de commerçants, dans la salle des fêtes de Vienne.
Devant les premiers, il a évoqué les «trois manettes» à la disposition du gouvernement, selon lui, pour améliorer le pouvoir d'achat: les heures supplémentaires, la baisse des prix par la
concurrence et l'intéressement.
Aux seconds, il a expliqué le mécanisme de la loi: «on essaie de moderniser l'économie pour rendre du pouvoir d'achat aux Français, en créant les conditions de la concurrence pour faire baisser
les prix» à la consommation.
L'enjeu est important pour M. Sarkozy qui avait promis, pendant sa campagne, d'être «le président du pouvoir d'achat», et auquel l'opposition reproche d'avoir échoué à tenir cet engagement.
Parmi les autres sujets évoqués: les 35 heures -«mais où a-t-on été cherché une idée pareille!», s'est-il exclamé- ou encore le travail le dimanche, objet actuellement d'une proposition de loi,
qui «doit se faire sur la base du volontariat».
«Je pense que ce n'est pas foutu. Il n'y a pas de fatalité. Je dois montrer l'exemple en allant chercher le point de croissance» qui manque à la France, a-t-il lancé.
Selon lui, «ce n'est pas une question de droite ou de gauche, ça va au-delà des idées partisanes, ce sont des idées de bon sens».
Nous avons vu un Président, quoiqu'en dise l'opposition, en pleine forme, un Président qui n'a rien perdu de sa détermination, de son dynamisme, un Président comme 53 % des Français l'ont voulu,
et l'ont élu.